17 mars 2014

Mobilité : la dictature de la minorité verte



L'impasse de la mobilité verte
L'impasse de la mobilité verte.
Nos villes doivent évoluer.
C’est un fait indéniable.
L’espace urbain n’est pas taillé sur mesure pour l’habitant. Il y a un déséquilibre entre le citadin usager et le visiteur.
Ce sont des prémisses largement acceptées et à juste titre. La ville doit attirer plus de monde et se densifier, diminuer le coût des services, limiter les empreintes écologiques.
Mais les villes sont des centres économiques essentiels. Il faut donc également les considérer comme des lieux de travail, des endroits qu’il faut garder accessibles.

Sur le chemin de la transformation des villes il y a l’auto. Elle y prend trop de place, elle est trop souvent nécessaire.
Il faut donc inventer des solutions pour la rendre contournable. Pour permettre aux navetteurs de rentrer en ville, pour faire cohabiter ces flux sans massacrer le plaisir d’y habiter.
Car l'offre actuelle de transports en commun ne suffit pas. Il n'est pas souvent possible de les utiliser
Les bus en campagne sont une farce. Beaucoup de wallons habitent trop loin des lignes de chemin de fer, il n’y a pas de RER, la liaison Nord-Midi à Bruxelles congestionne tout le pays.
Les chantiers potentiels sont énormes.
Cela ne se fera pas du jour au lendemain.
Les moyens structurels à mettre en place demandent du temps.

On voudrait aller vite, avoir des résultats visibles, mais aucune solution miracle n’existe pour que ces alternatives se développent et prennent le pas. Il faut des budgets importants, des grands travaux.

Malgré cela, une minorité très vocale est, elle, très pressée et est en train de contraindre une majorité de travailleurs et de parents à vivre des cauchemars logistiques pour leur mobilité..

On tente de convaincre nos édiles que les villes devaient déjà ressembler à la campagne. On leur dit que l’auto doit disparaître tout de suite, tant elle entrave le bien-être urbain.

Et trop contentes d'améliorer facilement la qualité de vie apparente du citoyen sans devoir se heurter à la sécurité ou à la propreté ou toute autre mesure plus difficile à mettre en place, les municipalités embraient.

Il est en effet beaucoup plus aisé de supprimer une bande de circulation pour s’offrir à bon compte un vernis de soin apporté au citoyen que de penser un plan de mobilité.
Il est malheureusement plus simple de dire "garez cette auto ailleurs" que d'offrir une alternative de déplacement.

Sous prétexte d’encourager "la rotation" et de lutter contre les vilaines voitures ventouses, qui ne sont en fait que des moyens de transports de travailleurs qui ne trouvent pas d'autre emplacement, on facture des fortunes pour le stationnement en ville.

C’est un investissement quasi nul : un peu de peinture pour réduire les bandes de circulation et des panneaux stationnement payant.
On fait des travaux dans le centre ? On ne reconstruit qu'une bande au lieu de deux !
Un bénéfice immédiat en terme d’image auprès d’un certain public et des rentrées de sous de stationnement pour la ville.
Electoralement bandant et économiquement fabuleux … si l’on regarde à court terme.

Car ce coût devient tout doucement prohibitif pour le travailleur, assommé de taxes par ailleurs.
N’oublions pas la taxe de mise en circulation, le coût en accises sur l’essence (+/- 7€ de rentrées pour l’état par 100km, soit 70€ par semaine pour un navetteur sur Liège-Bruxelles, hors amortissement du véhicule*). Et ne parlons même pas de l'aberration du test de la taxe au km, fort redondante avec les taxes sur l’essence.

Il y a urgence ! Il faut cesser cette désinformation et cette guerre au travailleur !

Quand la ville sera devenue inaccessible physiquement ou financièrement les gens la quitteront.
Une ville qui empêche les gens de venir à elle régresse. Elle perd ses habitants, elle perd ses entreprises et ses commerces. Il ne sert à rien d'avoir un centre accueillant si personne ne sait s'y rendre.

Liège voit déjà son attractivité baisser en 2-3 ans suite à ces changements de mobilité. Il suffit de compter les vitrines vides ou à louer. Et que dire d’Ixelles si on lit Marce Sel.

Le risque est grand que ce frein à la présence en ville enclenche un nouveau mouvement d’exode vers la campagne, provoquant une rurbanisation aux antipodes des règles de développement durable.
Avec un coût très important de maintien des infrastructures rurales (eau, électricité, égouttage), des pertes sèches en impôts pour les grandes villes et l’accroissement des problèmes de … transports en commun ! Bonne idée !

C’est pourquoi il faut changer de regard sur la mobilité. Il ne sert à rien de taper et de brimer l’automobiliste.
Car attention je lance un scoop : ce n'est pas l'automobile qui cause les bouchons.

C’est l'absence d'alternative !

L'automobile est un outil de déplacement. Une solution à un besoin de mobilité.
Si une solution meilleure qu'elle était proposée elle s'effacerait.
Aucune personne normale ne prend plaisir à s'entasser sur l'autoroute.
Personne ne le ferait s’il avait le choix.

De Liège, le trajet vers Woluwé (avenue Ariane) prend moins de temps en voiture qu’en train et ce malgré les bouchons de Leuven jusque Woluwé. Parce que les 12km d’une gare bruxelloise jusque-là en transport en commun prennent plus de 30 minutes dont 2 correspondances.
Les 3 ou 4 km qui séparent de l’école peuvent prendre autant de temps en bus qu’à pied selon là où l’on habite.
La majorité des wallons n’habitent PAS à proximité d’une grande gare.
La plupart des campagnes ne voient passer qu’un bus le matin dans un sens et dans l’autre le soir. Les exemples sont légion.
Et que fait la SNCB pendant ce temps? Elle supprime des trains, des lignes mêmes et des gares en zone rurale !


Alors ne me faites pas de mauvais procès d’intention. Il ne s’agit pas ici de refuser des villes plus agréables. Il ne s’agit pas de refuser le changement ou de s’accrocher à sa soi-disant sacro-sainte auto.

Ce qu’il faut c’est étoffer l’offre d'accès à la ville, permettre aux gens d’aller travailler autrement.
Inventer un nouveau paradigme qui rende enfin l’auto obsolète au lieu de stigmatiser le travailleur.
Et le faire AVANT d'interdire l'auto.

Il s’agit non de régresser vers une immobilité et les bouchons pour tous, mais d’être progressiste. 
Le progrès ce n’est pas un changement qu’on impose au détriment de travailleurs qui n’ont pas le choix et dont on pourrit la vie.

Le progrès, ça se partage. Le progrès permet à tous de vivre mieux, sinon il n’est qu’une ségrégation, une discrimination !


C'est en cela que l'extrémisme vert se découvre. Ils est prêt à sacrifier le bien commun pour sa petite idée. Nous pénaliser tous pour trois boulevards urbains transformés en zone champêtre. Même si c'est contre-productif, même si c'est trop tôt, même si personne n'est prêt. 
Soyons prêts à leur dire non. 
Refusons les goulets qu'on nous impose; non à la suppression des places de parking ou des moyens d'accès en l'absence d'alternative. Rangez votre pot de peinture. Des bandes blanches ne suffisent pas à peindre une mobilité réfléchie.

Construisons un nouveau modèle de mobilité qui rendra l'auto obsolète, mais n'empêchons pas les gens de bouger tant que ce n'est pas fait.

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Une version plus généralisée et moins centrée sur la Belgique a été publiée sur la plateforme libérale Contrepoints sous le titre "L'impasse de la mobilité verte"

10 mars 2014

Le cas Maroy: La démocratie passe par une presse sans favoritisme!


Image Fictive. (ou presque)
Se faire connaître pour un nouveau parti est difficile. 

Les médias traditionnels n’ont pas l’habitude de nous écouter, de nous relayer. 
Nous ne représentons pas encore grand monde, quelle légitimité avons-nous sinon celle du projet ?
A quel point sommes-nous relevants ? Qui voudra nous lire ?

Ces questions sont légitimes et je comprends que des journalistes se les posent. 

C'est une des barrières sur le chemin des petits partis, comme ces centaines de formulaires à remplir et faire signer pour simplement déposer les listes, quand il suffit de 3 députés à un parti établi.

Mais le jeu démocratique ne vaut que si la voix de chacun de ces petits partis est entendue.  
Que si chaque électeur comprend les subtilités et les nuances qui séparent les partis qui s’offrent à son vote. 
Ce n'est possible que si la presse fait son travail d'information indépendamment des partis, sans transgresser les lignes, comme l'écrit fort bien Johanne Montay, de la RTBF justement.

Bien sûr c’est là un idéal mais un idéal vers lequel il faut tendre !

Cet idéal est mis à mal par un paysage médiatique très orientée vers les grands partis.
Ils sont au Conseil d'Administration. Ils donnent les subsides.
Ainsi il n’est pas rare d’entendre que le temps d’antenne doit être proportionnel au résultat des dernières élections. 

Bonne chance aux nouveaux, relégués dans des cases horaires infâmes ou à un débat « des petits ».
Comme si leur projet était moins bon ou moins digne d’attention car il est plus récent ou moins établi. 

Qui a dit conservatisme ? Establishment ? Particratie ?
On se plaint que ce sont toujours les mêmes, mais la presse ne montre QUE ces mêmes sempiternels inoxydables des grands partis. 

Voilà pourquoi il est encore plus inacceptable qu’un journaliste de la première grande chaîne publique fausse la donne en privant un petit parti de ces quelques opportunités qu’il a de se faire connaître. 

Au débat des petits partis de Mise Au Point sur la RTBF télé, les FDF n’ont pas été invités. 
Le troisième parti Bruxellois s’est implanté en Wallonie depuis 2009. 
Il compte déjà des élus communaux en Wallonie, dont René Courtois à ANS. 
Il a des intentions de vote bien faibles, tout méconnu qu’il est. 
Ce grand parti Bruxellois est un petit parti en Wallonie. Il présente des listes partout, mais son ancrage local est jeune. 
Il présente pourtant un programme socio-économique qui est une réelle alternative au PS et au MR, et permettrait à tout qui veut exprimer un vote d’opposition de ne pas devoir se rabattre sur le PTB ou le PP.
Autrement dit nous ne sommes pas des farfelus. 
Nous avons passé plusieurs jours sur twitter à réclamer cette participation.

Mais Olivier Maroy a décidé que nous n’en étions pas dignes. 
Le dé(bat) était pipé. 
Dans ce débat, cet ex-journaliste a dit du PTB qu’il n’était pas un vote utile. Qu’on soit d’accord ou pas, était-ce son rôle ?
Dans ce débat toujours la part belle a été faite à Mr Ducarme (MR).

Nous savons maintenant pourquoi. 
Mr Olivier Maroy a rejoint le MR. 

Il y a 8 jours Mr Maroy ne pouvait ignorer ce conflit d’intérêt. 
Etait-ce un cadeau à ses nouvelles couleurs ? On est en droit de se le demander.

Il a utilisé son rôle d'observateur neutre, son média, pour manipuler, consciemment ou non. 
Le FDF fait il si peur au MR pour que l'on prenne ces mesures contre nous?

Il ne s’agit pas ici d"attendrir l'électorat en jouant la carte de la victimisation, mais de réclamer une couverture média impartiale et juste, pour tous. 

Je fais confiance à la RTBF pour corriger cette injustice du 2 mars et j’ose espérer que la presse, grâce à ce cas Maroy, fera plus attention à l’équilibre durant cette campagne, dans l'intérêt des jeunes partis, et dans l'intérêt de l'électeur qui demande le changement !

Les petits partis sont oubliés, ils souffrent et c'est toute la démocratie qui en attrape la crève. 



31 janvier 2014

Voter FDF en Wallonie - un vote UTILE

Les FDF en Wallonie : un vote utile!



S’il y a bien une réponse récurrente à la suggestion de considérer les FDF en Wallonie pour les élections de mai 2014 c’est celle-ci : « FDF ? Hé on n’est pas à Bruxelles hein une fois ! » Ou encore « C’est clair qu’il faut défendre le français à Liège ! » Et passons sur le « Je n’ai rien contre les flamands ! » Parce que nous non plus. 

C’est pourquoi je voudrais montrer ici en abordant différents thèmes pourquoi le vote FDF en Wallonie est un vote utile.
Je dirais même que c’est un vote qui enverra un signal fort à la classe politique Wallonne et Bruxelloise.


2014 est une année d’Elections Fédérales




C’est la raison la plus évidente. Les réformes de l’état se négocient au Fédéral.
La dernière réforme en date a vu beaucoup de francophones perdre leurs droits. Plus de 80.000 en périphérie.
Des compétences ont également été transférées et l’état fédéral encore réduit.
Les partis qui ont signé ces accords n’ont engrangé aucune contrepartie à ces droits perdus. Ils nous ont mal représentés !
Et malgré ce que les signataires ont prétendu, cette dernière réforme ne sera pas LA dernière réforme. La Flandre a déjà annoncé vouloir une septième réforme !
Le nationalisme pousse toujours une partie de la Flandre vers la fin de la Belgique, et ce n’est pas alarmiste que de le dire.
Comme l'a écrit Jean Quatremer à propos de cet accord : "Vous avez choisi la soumission, vous aurez la scission!"

Le vote FDF est un moyen clair de peser dans ces négociations pour que les francophones soient défendus avec la ténacité qu’ils méritent. 
Ce n’est pas pour autant un vote de blocage.
Car contrairement à ce que l’on entend de temps en temps, les FDF avaient accepté la scission de BHV en échange d’un lien territorial entre la Wallonie et Bruxelles.
Un lien que tous les autres partis soutenaient et qu’ils ont tous abandonné après que l’Open-VLD ait tiré la prise des négociations, provoquant la crise de 541 jours.

Voter FDF en Wallonie est donc un vote de respect et de fermeté, un vote de confiance dans la défense de l’avenir de la Belgique.

Un vote qui veut considérer la Flandre comme un partenaire dans une relation d’égal à égal, sans diabolisation mais sans oublier.
Car oublier c'est ce que fait par exemple le MR par ses accords avec le CD&V, ce parti qui refuse toujours la nomination de nos bourgmestres et qui envisage de se remettre en cartel avec les indépendantistes nationalistes de la N-VA.

Voter FDF en Wallonie est un vote Fédéraliste, un vote utile qui protège les intérêts de la Wallonie au Fédéral.

C’est parce que je veux peser personnellement dans ce débat que j’aurai l’honneur de représenter les FDF en Province de Liège en tant que tête de liste pour la Chambre.

Merci !

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En attendant la publication prochaine de notre Programme Electoral, retrouvez les idées politiques qui définissent le Libéralisme social des FDF dans notre Manifeste !

Pour nous rejoindre, nous suivre, ou me contacter :

22 janvier 2014

Les Gentils Méchants et 13 lignes

Capture d'écran de 13lignes.be
Prendre un article de 13 Lignes trop au sérieux pourrait être le signe d’un grave manque de sérieux.
Je vais toutefois m’attarder sur leur billet des gentils et des méchants :

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Suite à l’annonce du MR de sa collaboration avec le CD&V, 13 Lignes nous sous-entend à moitié pour ne pas rire que les FDF seraient des méchants qui s’opposeraient à une entente avec les gentils flamands. « Comme si s'allier avec des Flamands était une trahison »

Et en effet, s’allier avec des Flamands n’est pas une trahison. J’avais moi-même en son temps demandé la création de sections des FDF en flandre, pour permettre aux fédéralistes démocrates flamands de se distancier du discours séparatiste. Parce que, Ô joie d’un monde non binaire, n’en déplaise aux 13 lignes de nos amis, tous les flamands ne sont pas les mêmes. Si. Promis. La preuve par Ann Brusseel.

Par contre, s’allier avec un parti qui annonce vouloir une 7ème réforme de l’état, prôner le confédéralisme (un état fédéral vidé de toute compétence et qui ne sert plus que de faire valoir international et de substitut à une indépendance qui remettrait en cause les traités internationaux), qui était (et le sera bientôt de nouveau?) en cartel avec la N-VA, qui refuse de nommer des bourgmestres élus: c’est autre chose que « faire copain-copain » et ce n’est ni anodin, ni gentil, ni au dessus de la mêlée. 
Mais là où 13 Lignes à raison, c’est que 13 lignes, c’est bien suffisant pour résumer la situation.

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Allez, tous ensemble avec Michel Fugain : 

Qui c’est qui nomme les bourgmestres ?
Les gentiiils.
Qui leur empêche le serment ?
Les méchaaants.

Qui protège les plus petits?
Les gentiiiils.
Qui veut tout pour les flamands ?
Les méchaaaants.

Qui veut juste être réélu ?
Les Micheeel.
Même en nous abandonnant ?
Les méchaaaants.

C’est comme un guignol spectacle permanent.
Vivent les coups de bluff, les grandes déclarations.
Tout le monde en rigole et tout le monde y croit

Mais pourtant…

14 janvier 2014

Impressions de campagne : Tête de...

Un dimanche, le 12 janvier.

13 heures, le téléphone sonne. C'est le parti. 
Après les quelques phrases d'usage; "Tu aurais été retenu. Je ne peux pas garantir qu'il n'y aura pas un retournement de dernière minute, et le Conseil Général doit approuver, mais à 95% c'est sûr."

Un mélange de boule dans l'estomac, de joie contenue, d'incrédulité.
Je raccroche.
Je sors de la chambre où j'étais allé prendre l'appel.
Les enfants montent des Légo. On va passer à table, c'est un hachis parmentier. Ca sent fort et ça sent bon.

Maman demande "Tu manges avec nous, tu as le temps?"
Moi: "C'est à 14h30, ça dépend quand on mange...
Dis, le coup de fil... Je l'ai. C'est pas sûr sûr mais ce serait moi."

On mange dans un climat de joie contenue et d'attente. Je mange peu. La boule...
Les kids plaisantent. Il fait beau, soleil du dimanche par la fenêtre sur le Parc d'Avroy.

A Gembloux je retrouve le comité Liégeois, les têtes connues de Bruxelles et d'ailleurs...
"Content de te revoir!", dit untel. "Moi aussi, vraiment!" Et c'est vrai, ça fait du bien de retrouver ces enthousiasmes, ces énergies. Ces gens avec qui on partage un but et déjà quelques combats côte à côte.
Les FDF, ça fonctionne un peu comme une grande famille.
Assis dans le cinéma, les listes s'égrènent. FDF Brabant Wallon. Hainaut. Liège.
"Et enfin tête de liste : Hugues Lannoy"

Choc. Mille images. Et si ceci. Et si cela. Et comment va le prendre untel. Ils m'ont fait confiance. Et le boulot, s'ils ne comprennent pas? Le temps que ça va prendre. La volonté de réussir. La surprise surtout, malgré le fait d'avoir été prévenu...
On passe aux votes. Quasi-unanimité.
Fêter ça avec le comité Liégeois, boire une bière.
L'aboutissement d'une démarche personnelle lancée en 2009. Le soutien de Christophe... Merci. 
Je vais remercier la Commission Electorale sur la scène et son président Monsieur le Sénateur Roelants.
On passe aux listes Bruxelloises. Les discussions sont plus nombreuses mais on sent les membres rassemblés. Approuvées à 69% pour une et 80% et des pour l'autre.
On peut tous boire un verre. Serrer, ému, la main du Président, le remercier.

Le retour sur une sorte de nuage, les pieds un peu au-dessus du sol, on discute programme avec Laurent. Le déposer à Ans où les FDF ont déjà leur premier conseiller communal.
Aller rechercher les kids, jouer, leur expliquer, en rire.
- "Papa moi je vais voter pour toi, je vais voter RDF!" Re rires.
- "Papa, si tu vas voter des lois, tu nous diras ce qu'on doit faire avec les nouveaux règlements?"
- "Promis mon chéri, pas de nouveaux règlements pour les petits garçons qui font des câlins."

Les mettre au lit, câlins; un coup de fil d'un ami, des sms, messages d'un peu partout... Les têtes de liste ont fuité dans la DH...

Message de G: "A la chambre? Ha ha ha ! Et qui au lit?"

Avec qui je ne sais pas encore mais je m'en fiche, maintenant je suis tête de lit, à la chambre.
Mais avec la quantité de boulot à abattre, pas sûr que je passe beaucoup de temps dans la mienne, de chambre :)

Affiche par ce grand fou de Waldorf_be (et un peu corrigée quoi :p :)






19 novembre 2013

Hygiène urinaire de l'homme évolué

Ce jour, le 19 novembre, est la Journée Mondiale des Toilettes. C'est aussi la Journée Internationale des hommes. Coïncidence? Je ne crois pas. 

Aller à la toilette est pour l'homme un sujet sensible. Rappel fondemental de nos périodes anales et scatologiques. Sujet récurrent et obligatoire de tout souper de groupe; symptôme de sa santé du 1er au quatrième âge: un marronnier... si vous me passez le rapprochement. 

Et si la technologie nous gratifie de toilettes japonaises chauffantes à lecteur MP3 intégré, tout n'est pas rose sur le front de la collecte d'étron. 
L'évolution tarde à faire son oeuvre et améliorer le confort de ce moment si important. 

Premier élément du scandale : le WC.
Cet instrument généralement blanc et en porcelaine n’est pas du tout conçu pour l’homme. La forme ovale du siège percé permet en effet d’y poser les fesses, mais la profondeur à l’avant ne permet pas du tout d’y caser sans gêne notre appendice urinaire externe. Que celui dont le lombric n’a jamais touché la céramique me jette le premier rouleau de PQ. 
Imaginez vous en train de serrer les fesses, de la tenir, de vous pencher en arrière pour éviter le contact fatal avec la froideur de cet attentat bactériologique en puissance et tentez de trouver la décontraction nécessaire au relâchement des sphincters...
Imaginez maintenant la même chose non dans la chaleur douillette de votre intérieur mais sur les chiottes à l'hygiène douteuse du bureau après le passage d'un collègue forcément dégueulasse. 
Si l’on se place en arrière pour faire de la place à l’engin on rate alors le fond de la cuvette. Un plaisir qui laisse des traces.
Et il reste l'anticipation mitigée du splash-back. Cet instant, peu après le PLOC de chute dans l’eau, ou un liquide froid nous chatouille l’orifice. Deux mille ans après JC et toujours à la merci du splash-back.
Que fait le concours Lépine?

Pas adapté je vous dis. 

Deuxième élément : la position.
Pisser se fait debout. C’est dans l’imaginaire collectif hominidé masculin une donnée qu’on ne peut remettre en cause. Ne fut-ce qu’évoquer de faire pipi assis fait se lever une nuée de boucliers attachés à la défense de la virilité et de la force toute puissante du mâle ancestral. 
Que ça éclabousse, que les problèmes de visée soient récurrents, que la planche en pâtisse autant que le plancher, le revêtement mural ou le radiateur ne semblent pas être des arguments suffisants.
Placez un buvard au sol un jour et voyez par vous-mêmes les micro-projections. Un désastre. 

Pisser debout est sale. L'homme est sale et s'en fout. 
L’absence de papier pour s’essuyer au pissoir ne rebute aucun des Cro-Magnons virils pour qui la posture assise tiendrait d’un rabaissement infâme. S'asseoir c'est pour les femmes. Qui a dit sexisme... 

Et enfin, dernier élément qui m’interpelle. 
Nous savons donc maintenant que les toilettes ne sont pas pour les hommes. 
Or je vois régulièrement des WCs avec une porte à droite pour les hommes et une porte à gauche pour les hommes qui portent une cape.
Je sais que c’est la journée de l’homme, mais… Et la femme bordel ?

A droite les hommes, à gauche les hommes avec une cape

23 septembre 2013

Bisou papa - la course du matin

C'est un papa comme un autre. Un papa comme beaucoup d'autres en tout cas. Un papa célibataire.
Un jour sur deux il est papa, un jour sur deux il ne l'est pas.
Selon le planning en tout cas. Car même quand il ne l'est pas, il l'est beaucoup, papa.

Et puis un jour sur deux c'est facile à dire; c'est une moyenne et les horaires sont compliqués.
Sauf pour les kids. Eux ils savent toujours où ils vont être dans 1, 2, 4, 7 dodos. Et ils sont bien dans le rythme.
Poissons dans l'eau.

Il a de la chance. Il a toujours fait partie des papas qui étaient beaucoup mamans.
Depuis le premier jour et même les précédents il savait quoi faire à manger, comment habiller, comment soigner, langer, laver, comment tenir la maison seul.
D'ailleurs c'était la plupart du temps son rôle de faire le souper. A chacun ses choix.

Un temps on a appelé ça les nouveaux papas. Çà l'énervait un peu. Il n'était pas nouveau il a toujours été comme ça.

Quand le kid tombait et pleurait il n'allait pas systématiquement dans les bras de maman.
Il savait, le kid, que la tendresse se trouvait aussi dans les bras de papa.
Que ces bras là réconfortent autant.

Un peu après avoir fabriqué le petit frère, maman avait eu envie de partir vivre autre chose et il a appris à gérer seul et non plus en binôme.

Moins facile ça. Plus question de dire "Chérie, prends-le un peu; il me gonfle!"
Plus possible de rentrer à temps du boulot sans nounou, frère, sœur ou coup de main...

Une charge de plus que connaissent tous les mono-parents.
Etre seul à fixer les limites, être seul à combler les besoins affectifs, être seul à écouter.
Le risque de rater quelque chose, le risque de ne pas être assez attentif sous la masse de choses à faire.

Le stress du matin. Se lever, les lever, le pipi, brosser les dents, s'habiller, descendre, manger, préparer les tartines, boire, écouter, rappeler, faire les sacs, c'est demain piscine?, mettre les chaussures, les manteaux, monter dans l'auto, le trafic, le parking malaisé, sortir tout de l'auto, traverser la rue en dehors des clous (la ville n'en a pas mis entre le parking et l'école...), sonner à la porte, leur dire au revoir, se serrer dans le bras, bisou papa.

Se demander si on n'est pas trop dur avec eux avec notre 8-18; mille questions, refuser de les presser et de faire du matin une course pour eux, rester dans une dynamique confortable. L'ai-je fait aujourd'hui?

Guetter sans le montrer leurs regards, leurs attitudes...

Se relever et voir le sourire attendri de la dame de la porterie.

Les regarder partir vers la cour en papotant, confiants, dans leur élément, sereins, forts de l'insouciance de leurs histoires, heureux.

Écraser une larme, courir vers l'auto, ne pas rater son train, encore un parking à trouver, la course, bosser.

Plus que 58 heures avant de les revoir...


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