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23 novembre 2011

Petite histoire du conflit Belge

C'est l'histoire d'un petit pays où cohabitent des gens différents.

Ben oui comme tous les pays me direz-vous. En effet, à quelques détails près.
Dans ce pays, les gens du nord parlent une langue germanique (le flamand, une espèce de néerlandais). Les gens du sud une langue latine (le français). Et les gens de l'est du sud, une autre langue germanique (l'allemand).

Splendide illu de MABI pour Le Soir

Sauf que ça n'a pas toujours été si tranché. (private joke pour les amateurs d'histoire)

En 1830, à la création de la Belgique, on parle surtout des patois au nord comme au sud. Des patois flamands au nord et des patois wallons au sud.
Et on parle aussi le français un peu partout, mais à des degrés très divers. Parce que le français à l'époque était la langue des cours et des rois et de la haute bourgeoisie. Par volonté d'émancipation sociale, par mimétisme avec le souverain voisin et par rejet des hollandais qui nous avaient conquis, le français s'imposa comme langue nationale.

Qui imposa ce choix? Il faut d'abord rappeler que le suffrage était à l'époque censitaire: il fallait disposer d'un certain revenu pour pouvoir voter. La noblesse et la grande bourgeoisie avaient la main sur les appareils de l'état. La haute bourgeoisie qui était majoritairement .... flamande. Bruges, Anvers, Gand, avaient alors un aura que même Liège n'avait pas. Bruxelles était déjà une ville fort mixte si je lis bien, avec son patois à elle, le brussels, dialecte néerlandais mâtiné de mots français (1).

Bruxelles avait en effet aussi connu une forte arrivée de réfugiés politiques français et de wallons francisés.

L'enseignement obligatoire diffusa également le français. Bref... Le français s'imposa en Wallonie, en flandres et à Bruxelles.

Au mépris, il faut le reconnaître, du flamand. Celui-ci dût attendre le début du 20ème siècle et 1921 pour commencer à être réellement reconnu. Il faut dénoncer cette triste réalité d'un état qui n'a pas pris en compte tous ses citoyens comme il aurait pu.

Un des paradoxes du mouvement flamand est que le français fût imposé à toute la belgique par des représentants majoritairement... flamands. Mais des flamands francophones. Pour s'en dédouaner les flamands disent que c'étaient des "fransquillons". Pas vraiment des flamands quoi.

Et là c'est un autre mythe fondateur du mouvement flamand. Cette croyance en la réalité d'un territoire linguistiquement parfaitement homogène. C'est une illusion. Le flamand du Limbourg ne parle pas le même néerlandais que celui de Kortrijk mais c'est comme ça. Demandez à un Marseillais de parler avec un Brestois. Plein de mots de patois diffèrent et c'est une richesse.

Il faut aussi se rappeler qu'en 1830 les Wallons parlaient le wallon et pas le français. Mais l'effort qui a été fait en Wallonie pour franciser a été assez bien pris. Mon grand-père était puni quand il parlait wallon à l'école. Sans susciter de révolte. Le wallon serait-il plus conciliant? Plus Panurge? Aucun en tout cas ne vote pour un parti qui réclame qu'on reparle le wallon à l'école, sans doute trop conscient du cadeau que représente une langue internationale.

Pour résumer, de longs conflits, des dizaines d'années, en passant le moment ou le mouvement flamand s'acoquine avec le nazisme, en ne s'appesantissant pas sur l'expulsion des francophones de l'Université de Leuven au cri de "Franse Ratten Rol uw Matten"; ("Rats francophones, roulez vos matelas" ... et partez)
Sans trop revenir sur ces marches neo-fascistes de militants flamands pour attester le caractère flamand de tel ou tel endroit, sur les ratonnades de francophones...
On assiste à une flamandisation de l'état aussi et des grands groupes industriels belges. Les postes clefs sont attribués de préférence à un flamand. Il n'y a plus eu de premier ministre francophone depuis une trentaine d'années. (edit: Di Rupo a au moins eu le mérite de changer cela.)
Il faut tout de même préciser qu'il n'existe AUCUN mouvement anti-flamand chez les francophones. Les actions ci-dessus n'ont jamais au grand jamais connu de pendants dans l'autre communauté.

En 1963, les flamands obtiennent une frontière linguistique. Chacun chez soi! Dorénavant les communes d'une Région seront obligatoirement linguistiquement monogames. Fini de se mélanger! Sauf Bruxelles, officiellement bilingue. (Les estimations parlent à ce jour d'une présence de 7 à 8% de néerlandophones à Bruxelles)

En contrepartie et pour tenir compte de la réalité selon laquelle aucun territoire belge n'est linguistiquement pur on crée des communes à facilités. Des communes qui sont dans une région d'une langue mais on leur reconnaît que l'autre langue y a une importance telle que ses habitants doivent se voir préserver le droit de parler leur langue. On crée aussi BHV. Un arrondissement électoral, judiciaire et administratif mixte. Les deux langues y sont reconnues, le système électoral combiné. BHV veut dire "Bruxelles - Halle - Vilvoorde" du nom des communes qui le composent.

La vie évolue et le mouvement flamand se radicalise.  La Belgique se structure en Régions et Communautés. On se sépare de plus en plus. La dernière pierre d'achoppement en date est BHV.  Les flamands veulent séparer Bruxelles de Halle et Vilvoorde. Que l'on puisse voter pour des francophones ou s'adresser à la justice en français dans ces communes flamandes est pour eux une insulte insupportable au caractère flamand de leur région. Or la "minorité" francophone y dépasse de loin les 7%, pouvant aller jusque 20 ou 30%, je cherche le pourcentage exact. Mais ces quelque 80.000 électeurs francophones DOIVENT être assimilés. Niés en quelque sorte. Et les facilités accordées plus haut il faut les supprimer. Qu'une commune à 80% francophones parle le français? Quel crime abominable.

Oui vous avez bien lu. Désolé, il n'y a pas d'autre façon de le dire. Ils s'opposent au droit des gens à parler leur langue dans une région où ils ont toujours habité, parfois depuis des générations.
Ils croient que les métropoles internationales comme Bruxelles ne grandissent pas. Et que si elles le font leurs habitants doivent s'adapter et émigrer en périphérie en acceptant de changer de culture.

A cela s'ajoute un conflit budgétaire. Car la flandre est économiquement pour le moment en meilleure santé. Elle accuse la Wallonie de vivre à ses crochets. Et la Région de Bruxelles d'être mal gérée.

Et pour cause, la Flandre, elle, ne doit pas gérer la fin de la sidérurgie wallonne qui a financé sa survie pendant 130 ans et lui a offert le port d'Anvers et tant d'autres infrastructures.
C'est aussi oublier que d'ici une quinzaine d'années les courbes démographiques feront que sans la Wallonie la Flandre ne saura pas payer ses pensions.
C'est sans compter qu'une grande partie de la prospérité flamande vient de Bruxelles. Et que celle-ci, si elle est mal gérée, c'est aussi à cause d'un territoire trop petit pour lui permettre de se financer seule et "grâce" aux blocages politiques que les flamands causent en utilisant leur sur-représentation dans les instances décisionnelles Bruxelloises.

Mais de précision l'extrémisme Flamand n'a cure.
Ils veulent être chez eux, dans un territoire sans minorité reconnue, avec une frontière linguistique qui s'apparente à une frontière d'état. La wallon est un "fainéant" et le Bruxellois un "gaspilleur".

Il faut préciser que les mouvements dits séparatistes ont obtenu près de 40% aux dernières élections. Il faut aussi dire que quand on confronte un flamand et cette statistique il répond souvent que "ça ne veut pas dire qu'il est séparatiste, il vote pour leur programme économique". Honte ou réel vote de duplicité? Et dangereux avec ça? Bonne question.
Reste que faire sécession pour les flamands signifierait perdre Bruxelles, majoritairement francophone et qu'ils n'y sont pas prêts. Au contraire ils veulent enclaver la ville pour l'emmener avec eux en cas de scission. C'est sans doute une des raisons de leur volonté de scinder BHV. Même si les séparatistes restent minoritaires.
Car bien que minoritaires ils ont le vent en poupe et leurs idées ont du succès auprès de la population. Les flamands sont sensibles au discours des partis radicaux qui se propage du coup aux partis dits traditionnels. Nous avons donc face à nous une classe politique flamande littéralement en train de concourir pour le titre de meilleur flamand. Au risque de s'éloigner de ce que veut le peuple? Peut-être. Ou au risque de le convaincre qu'ils ont raison. Autre radicalisation.

Face à cela les hommes politiques francophones ont toujours été extrêmement timorés. Parant au plus pressé. Cédant pour avoir la paix. Sans jamais porter de réel projet pour les régions francophones.
Car les francophones ils s'en fichent un peu en fait du conflit linguistique. Mais de moins en moins. Beaucoup commencent à en avoir marre ou à penser qu'on ne serait peut-être pas plus mal sans eux mais sans que ce soit réellement répercuté au niveau politique. Lire ceci au sujet des francophones (ook beschikbaar in het nederlands).

Voilà en gros ce qui se passe en belgique. Des flamands qui exigent et qui n'en ont jamais assez au nom d'un repli identitaire non unique en Europe mais néanmoins préoccupant. Des francophones qui cèdent mais qui ne peuvent pas décemment céder beaucoup plus.
A ce jour lors des négociations, ils ont déjà abandonné le respect des droits fondamentaux à l'accès à la justice ou l'administration dans leur langue pour les 80.000 personnes citées plus haut. Que leur reste-t-il en échange... ? Trente deniers... sans doute comme disait un ami récemment.
Et personnellement un peu de honte. La honte que l'on brade le droit des gens pour une éphémère et trompeuse pacification communautaire d'un conflit basé sur le rejet de l'autre.




16 septembre 2011

Wat Franstaligen willen

Cet article est une traduction de mon post intitulé "Ce que veulent les Francophones"
Mon néerlandais n'étant pas d'un niveau suffisant, la traduction a été gracieusement réalisée par Sarah. Un énorme merci à elle pour cet énorme travail et sa rapidité à le faire. Merci !
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Hallo iedereen,

Eerst en vooral een voorwoord, want hier begin ik aan een serieuze opdracht.

Ik zeg niet dat ik de waarheid in pacht heb, ver daarvan. Ik ga gewoon proberen uitleggen wat de franstaligen begrijpen, en willen.

En nee, beste Xtophe en anderen, ik heb hiervoor geen wetenschappelijk onderzoek naar gedaan. Nee beste Miguel, ik heb geen representatief aantal personen ondervraagt. Maar als bekwaam waarnemer kan ik een aantal tendensen zien. Dingen waar we het zonder probleem eens over kunnen zijn. Niet iedereen zal zich in mijn tekst terugvinden.

Ik ga de termen « jullie » en « wij » gebruiken ; « jullie », de vlamingen en « wij », de franstaligen. Ik weet dat we hier niet over homogene groepen kunnen spreken.
Ik vind de dualiteit tussen deze twee groepen spijtig. Maar dit is waar we, ongelukkig genoeg, vandaag staan. Ik probeer een perceptie – mijn perceptie – te vertalen, en ik ga me concentreren op de delen waar ik denk dat ze pertinent is. En ik ben niet de woordvoerder van iedereen.

Ik ga beginnen met de « uitgesproken Franstalige nood ». Een notie die op zo een manier uitgedrukt word, dat ze moeilijk aanvaard word.

« Vragende partij van niets »

Deze uitdrukking wordt heel slecht begrepen aan jullie kant van wat meer en meer op een taalgrens tussen landen begint te lijken.

Voor jullie is dit de vertaling van de weigering van de hervormingen. Voor ons niet.

Wat ze eigenlijk vertaalt is dat het de man in de straat in Wallonië niets kan schelen of onze staats instituten of de componenten ervan nu zo of zo heten. Het kan ons echt niets schelen.

Als de Vlaamse politiek dit ding nu zus of zo wil heten, of de organisatie van een deel van de overheid een andere naam wil geven… we-don't-care.
Wij willen alleen maar een staatsorganisatie die werkt en, als mogelijk, deze organisatie verbeteren waar mogelijk. En wij ook « depolitiseren », want ja, « er is misbruik », daarover zijn we het eens.
Dertig jaar PS aan de macht, dat laat z’n sporen na ; dit is een persoonlijke mening, maar een groot aantal anderen zullen het met me eens zijn

Jullie, jullie willen reformeren. En eigenlijk zouden wij dit graag samen met jullie doen.

Alleen, voor jullie is reformeren verantwoordelijkheden overbrengen, en federale entiteiten uit elkaar halen. En da’s iets minder goed.

In naam van een regionalisme of nationalisme dat wij van slecht allooi vinden…

…waardoor jullie het evenwicht breken.

Waarom van slecht allooi ? Omdat de grootste gruwelijkheden gepleegd zijn in de naam van het concept « natie ». In tegenstelling tot wat er door een deel van Vlaanderen, deel dat wij met schrik steeds groter zien worden, gezegd word, is geen enkele natie beter dan een ander.

Er is geen Übermensch. Niet in Vlaanderen en nergens anders. Er is ook geen luie en profiterende Waal.

Zich terugtrekken achter een monolithische identiteit zal jullie nergens brengen. Het is door openheid dat m’n verder geraakt. Ik zou jullie eraan willen herinneren dat jullie Keltisch, Spaans, Engels, Frans en zelfs Viking bloed hebben… En dat jullie een tiental verschillende dialecten van het Nederlands spreken…

De stoute Franstalige die de Vlaming wil tegenhouden om Vlaams (of Nederlands) te spreken, bestaat niet. Geen enkele waal heeft ooit geprobeerd om jullie rechten te beperken. In tegendeel, de wetten die de minderheid franstaligen in Vlaanderen beschermen, beschermen eveneens de minderheid Nederlandstalige in Franstalig België, en dat is ok.

Zelfs als de mythes van de stichters van het Vlaamse nationalisme, gebaseerd op de onderdrukking op taalvlak in de ingravingen of ergens anders, waar zouden zijn, ik zou jullie erop willen wijzen dat deze personen niet meer in leven zijn.

Vlaanderen zal niet rijker worden zonder Wallonië. « Wie financiert wie » is een veranderend en cyclisch onderwerp. Gedurende een hele tijd zou de Boerenbond niet gefinancierd kunnen geweest zijn zonder de Waalse metaalsector. De haven van Antwerpen is gefinancierd geweest door de federale overheid. Net zoals Zaventem. De pensioenen zullen ervoor zorgen dat het evenwicht van de transferten Noord-Zuid teruggevonden zal worden. Het onderwerpt is al snel complex, zeker als we rekening gaan houden met het BBP van Brussel dat naar Vlaanderen vloeit.

Democratie?

Om, wat jullie zien als een emancipatie en wij als een identitaire en egoïstische terugplooiing, te verwezenlijken, nemen jullie afstand van de principes van de democratie.

Democratie, dat is niet de meerderheid die zijn kracht wil gebruiken om de rechten van de minderheid te verminderen.

Het is even minder een deel van de bevolking die een ander deel wil onderdrukken. Het gaat over een representatief samengestelde groep die waakt over iedereen, en niemand in de kou laat staan.

Het is ook niet stemmen voor vertegenwoordigers die sympathiseren van extreem rechts.

Wat zijn echter de methodes van de politieke emancipatie van Vlaanderen ?

De tellingen rond taalgebruik worden afgeschaft, het bestaan van een deel van de bevolking wordt gedematerialiseert.

Franstalige regio’s worden ingelijfd (laat ons de Voerenstreek niet vergeten).

M’n wil een Franstalige het recht ontzeggen om zich in zijn taal uit te drukken voor het gerecht.

M’n wil hem verhinderen om een huis te kopen. Hij moet en zal integreren, zonder rekening te houden met z’n verschillen.

M’n belooft Brussel te zullen doen stikken door de fiscaliteit.

Methodes uit een andere tijd, die rillingen geven.

Evolueren

Wij begrijpen trouwens heel goed het gevoel van ongemak in de rand. Soms voelen we ons voorbijgestreven in een wereld waar alles zo snel evolueert. Wij hebben allemaal al eens schrik gehad van de « Poolse loodgieter ». Europa groeit verder, en wij voelen ons er niet altijd op ons gemak.
Dit ongemak is niet altijd gerechtvaardigd. In ieder geval niet op vlak van politieke recuperatie.

Door de Franstaligen in de rand te stigmatiseren blokkeren jullie de natuurlijke evolutie van de metropool dat onze gezamenlijke hoofdstad is.

Ik ga jullie iets vertellen : er is geen plan te verfransing van de rand. Geen financiële of ideologische prikkels om in Vlaanderen te gaan wonen. Integendeel, er zijn een groot aantal remmen. Remmen om vlak van eigendom, het gebruik van z’n eigen taal, deelname aan culturele activiteiten, toegang tot justitie, toegang tot medische zorg, onderwijs, administratieve diensten…

Maar de mensen komen toch. Alleen maar om jullie het leven zuur te maken ? Om de rand kost wat kost te verfransen ?

Neen ! Ze komen niet voor hun plezier of omdat jullie toffe buren zijn, maar omdat ze geen keus hebben

Ze komen daar wonen door de hoge druk om vlak van onroerendgoed in Brussel, en omdat ze dicht bij hun werk wensen te wonen.

En ze hebben het recht om hun identiteit op gebied van taal en cultuur te behouden. En onthoud dat ze hun terrein aan Vlamingen kopen, die ze betalen. Ze huren hun appartement van Vlamingen, die ze betalen. Ze doen beroep op Vlaamse immobiliën kantoren, die ze betalen.

Deze diversiteit is goed voor iedereen ! De financiële inbreng ook.

Vlaamse leerlingen hadden de mogelijkheid om een andere internationale taal te leren en spreken, en dit zonder hun identiteit te verliezen. Maar vandaag leren minder leerlingen Frans, het verlies van deze tweetaligheid bestraft jullie kinderen, niet ons. En dit alles voor een fout gevecht.

En ja, hierboven spreek ik over stereotiepen. Niet altijd even nauwkeurig, da’s zeker, en er staan ook misschien wel fouten in. Maar wanneer ik m’n kladtekst rondom mij laat lezen, gaat iedereen akkoord met mij, afgezien van een aantal details.

Nu gaat u me zeggen « maar wat willen de Franstaligen dan ? »

Oh, drie keer niets. Kijk maar :

- een solidaire staat
- waar niemand gepest word
- waar iedereen zich kan uitdrukken in zijn eigen taal en wonen waar hij wil
- waar m’n onthaalt word zonder van iets verdacht te worden
- waar m’n geen schrik heeft van een ander
- waar m’n zijn eigen cultuur positief bevorderd en niet door die van anderen te verbieden.

Een dynamische en positieve staat, waar m’n meer bezig is met het ontwikkelen van kennis en opportuniteiten dan met het ‘schieten’ van circulaires en met de Raad van Staten.

Een staat waar iedereen bewust zijn identiteit opneemt, zonder complexen noch van inferioriteit, noch van superioriteit.

Want de situatie is ernstig.

Als Vlaanderen barrières en grenzen blijft stellen, dan zullen de Franstaligen hetzelfde stomme spel moeten spelen. Om zich te beschermen.

Want wij gaan geen 150.000 Franstaligen achterlaten in een regio waar ze gepest gaan worden. Een « natie » laat geen burgers achter. Vandaag zijn het Belgen. Voor ze het morgen niet meer zijn, zullen wij ze als Belgen proberen beschermen.

In deze zin is de uitbreiding van Brussel de enige garantie voor het respect van onze rechten.

Want als jullie de rechten van de Franstaligen wensen te begrenzen zonder compensaties, dan zullen we geen andere keuze hebben dan het land te splitsen.
We gaan de splitsing moeten voorbereiden.
En we hebben er geen schrik van.
Of beter, we hebben er vandaag geen schrik meer van.
En dit dankzij de Vlaamse nationalisten.

Al deze jaren van crisis hebben ervoor gezorgd dat de Walen en Brusselaars steeds vaker deze, voor koppels in moeilijkheden een bekende, zin herhalen : « Beter alleen dan in slecht gezelschap’.
En zijn jullie echt wel goed gezelschap ? Willen jullie dit zijn ?

De Waal is misschien een levensgenieter, maar als hij onderdrukt word, staat hij op en vecht terug !

Net zoals hij gevochten heeft aan jullie zijde tijdens de gulden sporenslag et sinds 1830 (als u denkt dat de gulden sporenslag een Vlaamse overwinning was, dan kan u hieraan meten hoe ver het propaganda van de nationalisten gaat).

Net zoals hij terug aan jullie zijde zou vechten om van België een plaats te maken waar het goed is om te leven, allemaal samen..

Want er zijn veel uitdagingen !

Ervoor zorgen dat onze kinderen open, hartelijke, meertalige, goede en positieve mensen worden.

De pensioenen en de sociale staat redden.

De entrepreneurs dynamiseren en de creatie van nieuwe en stabiele jobs weer op gang brengen dankzij vorming.

Ons uiteengespat politiek model weer tot een federaal systeem brengen waar iedereen achter staat.

Bericht aan de mensen van goede wil !

14 septembre 2011

Ce que veulent les Francophones

Ou ma petite pierre à l'édifice de la compréhension mutuelle en Belgique.
Deze artikel is ook beschikbaar in het Nederlands.
Als mijn Nederlands niet goed genoeg is, het vertaaling was door Sarah gedaan. Veel bedankt Sarah!
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Bonjour à tous, 

Tout d'abord, un préambule, parce que je m’attaque à un gros morceau.

Je ne prétends pas détenir la vérité, loin de là. Je vais tenter de vous expliquer ce que je perçois de ce que les Francophones comprennent et veulent.

Alors, non, cher Xtophe et tous les autres, je n’ai pas fait d’étude scientifique d’opinion. Non, cher Miguel, je ne suis pas un échantillon représentatif. Mais en tant qu’observateur assez averti je vois se dégager des tendances. Des choses sur lesquelles on peut s’accorder sans trop de peine. Tout le monde ne se retrouvera pas dans mes propos.

Je vais utiliser les termes « vous » et « nous » ; «vous», les Flamands et «nous», les Francophones. Je sais que ces groupes ne sont pas homogènes.
Je regrette aussi cette dualité entre ces deux «groupes» qu’on oppose. Mais nous en sommes malheureusement là. Je tente de traduire une perception — la mienne — et je vais me concentrer sur les domaines où je la pense pertinente. Et je ne suis le porte-étendard de personne. 

Je commencerai par le «besoin francophone exprimé». Une notion que l’on reprend sous un vocable difficile à faire passer :

« Demandeurs de Rien »

Cette formule est très mal comprise de votre côté de ce qui ressemble de plus en plus une frontière entre États.

Elle évoque pour vous le refus des réformes. Pas pour nous.

Ce qu'elle signifie pour nous c'est que l'homme de la rue en Wallonie n'en a rien à caler du type de nos institutions ou de comment s’appellent ses diverses composantes. On s’en fiche.

Si la classe politique flamande veut donner tel nom à tel truc, ou changer l’organisation de telle partie du gouvernement… we-don't-care.
Nous voulons juste un appareil qui fonctionne et, si possible, l'améliorer un peu. Et nous voulons dépolitiser aussi, parce que oui, « y’a de l’abus »; à ce sujet on est d'accord avec vous.
Trente ans de parti socialiste au pouvoir, ça laisse des traces ; là c’est plutôt un avis personnel, mais beaucoup seront d’accord. (update: désolé pour mes amis socialistes, que cette phrase embête beaucoup. Elle est là comme rappel du fait que 65% de la wallonie ne vote pas PS; malgré les 35% du PS, des majorités alternatives sont possibles, ce n'est pas une fatalité)

Vous, vous voulez reformer. Et en fait, on serait volontiers partants pour le faire avec vous.

C’est juste que pour vous, réformer, c'est transférer des pouvoirs et séparer nos entités fédérales.
Et là ça va un peu moins bien.

Au nom d'un régionalisme ou nationalisme que nous trouvons du plus mauvais aloi…

…vous rompez l'équilibre.

Pourquoi de mauvais aloi? Parce que le concept de nation est une idée au nom de laquelle on a commis les pires atrocités. Contrairement à ce qui se dit dans une certaine Flandre que d'un air effaré nous voyons s'étendre, aucune nation ne vaut mieux qu'une autre.

Il n'y a pas d'Übermensch. Ni en Flandre ni ailleurs. Il n’y a pas non plus de Wallon fainéant et profiteur.

Le repli sur soi et sur une soi-disant identité monolithique ne mènent à rien. C'est par l'ouverture que l'on progresse. Je rappelle que vous avez du sang celte, germanique, espagnol, anglais, français, viking même… Et que vous parlez une bonne dizaine de néerlandais différents…

Il n’y a pas non plus de méchant Francophone qui tenterait d’empêcher le Flamand de parler Flamand (ou néerlandais). Aucun wallon n’a jamais tenté de limiter vos droits en ce sens. Au contraire, les textes qui protègent les minorités Francophones en Flandre protègent aussi les minorités flamandes en Francophonie belge et c’est très bien ainsi.

Par ailleurs, même si les mythes fondateurs du nationalisme flamand basés sur l’oppression linguistique dans les tranchées ou ailleurs étaient fondés, je vous signale qu’aucun de leurs acteurs n’est plus en vie.

La Flandre ne sera pas plus riche si elle s’affranchit des francophones. «Qui finance qui» est un sujet changeant et cyclique. Longtemps le Boerendond n’aurait pu être financé sans la sidérurgie wallonne. Le port d’Anvers a été financé par le fédéral. Tout comme Zaventem. Les pensions rétabliront l’équilibre pour autant qu’il y ait effectivement des transferts Nord-Sud. Le sujet devient vite complexe, surtout quand on mesure l’apport de PIB de Bruxelles vers la Flandre.


Démocratie?


Pour réaliser ce que vous voyez comme une émancipation et que nous percevons comme un repli identitaire égoïste, vous vous distancez des idéaux démocratiques.

La démocratie ce n'est pas la majorité qui impose sa force pour réduire les droits de la minorité.

Ce n’est pas une partie du peuple qui opprime une autre partie du peuple. C’est un corps représentatif constitué qui veille au bien de tous, au détriment de personne.

Ce n’est pas non plus voter pour des représentants qui ont plus que des liens de sympathie avec une extrême droite liberticide.

Or, quelles sont les méthodes de l’émancipation politique flamande ?

On supprime les recensements linguistiques, on dématérialise l’existence d’une population.

On annexe des régions francophones (on n'a pas oublié Fourons).

On veut supprimer la possibilité pour un francophone établi dans une commune depuis toujours de s’adresser à la justice dans sa langue.

On veut l’empêcher d’acheter une maison. On veut l’assimiler, faisant fi de sa différence.

On promet d’asphyxier Bruxelles, de l’étouffer par la fiscalité.

Des méthodes d’un autre temps; qui font froid dans le dos.

BHV

Et c’est exactement ce qu’il se passe pour BHV. Ce fameux arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvoorde.
Sous prétexte d’être « chez soi » la Flandre touche à ce précieux équilibre, ce qui explique une certaine crispation francophone.

Voyez plutôt :
Un jour les Flamands ont réclamé une frontière linguistique pour empêcher que le français s’étende en une sombre tâche d’huile. Les Francophones ont accepté, comme vous le savez.
Mais aux alentours de Bruxelles se trouvaient des communes avec de très forts pourcentages de Francophones. Parfois une majorité de francophones.

Pour tenir compte de cette réalité nos édiles ont créé BHV, un arrondissement mixte avec des droits mixtes. Ils ont aussi inventé les communes à facilités.

Aujourd’hui vous voudriez supprimer la mixité de cet arrondissement. Ainsi que les facilités.
Et que recevrions-nous en échange ? Rien. Peanuts.
Comment protégerons-nous ces cent cinquante mille francophones pour leur permettre de s'exprimer dans leur langue dans la vie publique ou même pour tout simplement jouer au tennis ?
Ha ben non, qu’ils deviennent Flamands.
Est-ce là réellement une solution démocrate ?
Pour un Francophone, toucher à BHV c’est toucher à la frontière et cela doit aller dans les deux sens.

Evoluer

Nous comprenons assez bien par ailleurs le malaise qui peut être ressenti en périphérie. Par moments on peut se sentir dépassé quand le monde évolue trop. Nous avons tous eu peur un jour ou l’autre d’un « plombier polonais ». l’Europe s’étend et nous ne nous y sentons pas toujours à l’aise.
Ce malaise n’en est pas plus légitime pour autant. Du moins, en termes d’utilisation politique.

En stigmatisant les francophones du Rand, vous vous opposez à l'évolution naturelle de la métropole qu'est notre capitale fédérale commune.

Je vais vous apprendre quelque chose: il n'y a pas de plan de francisation de la périphérie.
Aucun incitant financier ni idéologique à aller s'installer en Flandre. Au contraire il y a plein de freins. Des freins à l'accès à la propriété, à l'emploi de sa langue, à la participation aux activités culturelles, à l’accès à la justice, aux soins hospitaliers, à l’éducation, aux services administratifs...

Mais les gens viennent quand même. Juste pour vous embêter? Pour franciser coûte que coûte la périphérie?

Non ! Ils ne viennent pas par plaisir ni parce que vous êtes des voisins accueillants mais parce qu’ils n'ont pas le choix.

Ils sont poussés là par la pression sur les prix de l'immobilier bruxellois et par la nécessité d'habiter près de leur lieu de travail.

Et ce faisant ils ont le droit de conserver leur identité linguistique et culturelle.
Et rappelez-vous qu’ils achètent leur terrain à des Flamands, qu’ils payent. Ils louent leurs appartements à des Flamands, qu’ils payent. Ils font appel à des agences immobilières flamandes, qu’ils payent.

Cette diversité est bénéfique pour tous ! Son rapport financier aussi.

Les élèves Flamands avaient l’opportunité, sans perdre leur identité, de pouvoir parler nativement une langue internationale. 
Au lieu de cela, l’apprentissage du Français est en recul, une perte de bilinguisme qui pénalise vos enfants, pas nous. Et tout cela à cause d’un mauvais combat.

Alors oui il y a des stéréotypes ci-dessus. Des imprécisions, sûrement, des erreurs également. Mais quand je fais lire lire mon brouillon autour de moi, je note que l’assentiment est largement majoritaire quasi unanime sauf pour des détails en fait.

Vous me direz, «mais alors, que veulent les francophones ?»

Oh, trois fois rien. Regardez :

- un État solidaire

- où l’on ne brime personne

- où chacun peut s’exprimer dans sa langue et habiter où il veut

- où l’on accueille sans arrière pensée

- où l’on n'a pas peur de l'autre

- où l’on promeut sa culture positivement et pas en interdisant celle des autres

Un État dynamique et positif, où l’on passe plus de temps à développer les savoirs et les opportunités qu’à se tirer dessus à coups de circulaires et de Conseil d’État.

Un État où chacun assume son identité sans complexe, ni d’infériorité ni de supériorité.

Parce que le moment est grave.

Si la Flandre persiste dans l'établissement de barrières et de frontières, les Francophones devront jouer au même jeu stupide. Pour se protéger.

Parce qu’on ne va pas laisser 150.000 francophones derrière nous dans une région qui va les brimer. Une «nation» n’abandonne pas ses ressortissants. Ils sont Belges aujourd’hui. Avant qu’ils ne le soient plus demain, c’est en tant que Belges que nous chercherons à les protéger.

Parce que dans cette optique, l’élargissement de Bruxelles est pour nous la seule garantie valable de respect de nos droits.

Parce que si vous voulez limiter les droits des Francophones sans cette contrepartie il n’y aura pas d’autre choix que de scinder le pays.
On va devoir se préparer à la scission.
Elle ne nous fait pas peur.
Ou mieux, elle ne nous fait plus peur.
Et cela c’est grâce aux nationalistes flamands.

Toutes ces années de crise font que de plus en plus de Wallons et de Bruxellois se répètent cette phrase célèbre des couples en difficulté : «Mieux vaut être seul que mal accompagné» 
Et êtes-vous encore vraiment de bonne compagnie ? Voulez-vous l’être ?

Le Wallon est peut-être un bon vivant mais quand on l’opprime il se lève et se bat !

Comme il s’est battu à vos côtés lors de cette fameuse bataille des éperons d’or et depuis 1830. (Si vous croyiez que les éperons d’or était une victoire purement flamande, que cela vous serve à mesurer l’étendue de la propagande nationaliste.)

Comme il se battra encore à vos côtés pour faire de la Belgique un lieu où il fait bon vivre ensemble.

Parce que les défis sont nombreux!

Faire de nos enfants des humains ouverts, accueillants, multilingues, bons, positifs.

Sauver les pensions et l’état social.

Dynamiser nos entreprenariats et relancer la création d’emplois stables via la formation.

Transformer notre modèle politique éclaté en un fédéralisme fédérateur.

Avis aux hommes de bonne volonté !







Hugues


Edit 21/11/11
Pour ceux que ça intéresse lisez aussi : Comment on en est arrivé là: ma Petite histoire du conflit belge.




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Je tiens à remercier mes relecteurs; vos avis et encouragement ont beaucoup pesé dans la parution de ce texte. 

Merci aussi à tous les twittos qui suivent et participent chaque jour aux discussions sur #beGov et jusque #neverGov.
Un merci particulier à Marcel Sel dont l'engagement sans faille et le blog ne sont pas pour rien dans mon effort et pour  avoir corrigé quelques expressions et quelques passages où j'étais moins clair. Merci aussi pour les deux trois idées qu'il a apporté. Marcel tu pourras te moquer de moi la prochaine fois que je dis que tes articles sont trop longs. 

H



Post scriptum: si quelqu'un voit une jolie illu sur l'amitié FR/VL libre de droits je suis preneur. Merci
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