26 avril 2012

Fumer nuit gravement à la démocratie. (à peu près)


Petite étude de toxicité politique du droit de vote.
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Il est des produits qui ne sont nocifs que quand l'on s'en sert. Le tabac est de ceux là. Sa dangerosité lui vaut de percutants carrés en noir et blanc, criant au visage du fumeur que le tabac l'abat.

Le vote extrémiste aussi. © moi
Le vote ne rentre pas dans cette catégorie.
Le droit de vote n'est dangereux que quand l'on ne s'en sert pas.
S'abstenir c'est laisser les autres trancher à votre place. C'est marquer son accord avec le résultat final, quel qu'il soit. On s'en remet à la majorité des votants. On délègue. On perd le droit à la parole.

Exprimer sa voix au suffrage universel. Des générations de nos ancêtres sont mortes pour ce droit que nous galvaudons. Je ne veux pas vous culpabiliser mais rappeler que refuser d'utiliser son bulletin de vote c'est s'asservir de nouveau. S'inféoder.

Si l'on veut marquer son ras-le-bol on peut voter pour l'opposition, voter blanc ou nul mais pas s'abstenir.

L'abstention profite principalement aux extrémistes.
Eux ne s'abstiennent jamais. Ils sont motivés. Convaincus. 100% des extrémistes votent. Chaque abstention augmente le poids relatif de leurs idées.

100 votants inscrits. 10% d'extrémistes. Si 30% des votants s'abstiennent, les extrémistes rafleront 14% des voix. C'est mathématique. Et je parle bien de rafle. De prise en otage.
Ils sont sur-représentés.

Malheureusement.
Parce qu'à cause de leurs idées, le droit de vote devient dangereux quand l'on s'en sert.

C'est pourquoi je voudrais que soit inscrit sur chaque bulletin de vote, en lettres capitales sur fond blanc avec un encadré noir que "Le vote extrémiste nuit gravement à la démocratie".

Car à lire pas mal d'observateurs, se tourner vers l'extrême droite serait devenu légitime du moment que l'on est déçu, inquiet ou non entendu... Le cordon sanitaire se brise !

Les idées nauséabondes de rejet de l'autre, de différenciations et d'échelles de valeurs en fonction de la nationalité ou de l'appartenance à tel ou tel groupe sont en train de s'insinuer de nouveau dans les esprits.

Ce vote n'est pas légitime. 

Même si le rejet politique à la base du vote d'extrême droite est légitime, la solution choisie ne l'est pas.

Il n'est jamais légitime de voter pour le rejet de l'autre.
La démocratie ce n'est pas une majorité qui retire ses droits à une minorité, fut-elle allochtone. C'est une majorité qui protège les droits de tous.

Il compte.

La deuxième excuse serait que l'on vote pour eux sans vraiment faire partie de leur électorat.
Je vote pour un extrémiste mais je n'en suis pas un.

Soyons clairs.

Quelqu'un qui apporte ce type de réponse aux problèmes politiques que nous rencontrons EST un extrémiste. Il l'est devenu.
Par son vote et par définition.
Il est désormais un électeur qui va chercher une réponse à l'extrême spectre (brrr) de l'éventail politique.
Une réponse liberticide. Une réponse qui prône la peine de mort.

Qu'il soit aussi raciste c'est autre chose.
Mais dire qu'un vote extrémiste ne l'est pas vraiment... mon oeil.
Il suffit pour s'en persuader d'écouter la volonté derrière ce vote "d'y aller fort"; "On va voir ce qu'on va voir"; "si ça ça ne les fait pas bouger" et autres "tous pourris de toute façon" etc...
L'étape d'après c'est mettre une bombe?

Il pourrit le débat. 

Loin d'apporter un vent frais sur les sujet abordés le vote extrémiste détourne l'attention des enjeux majeurs.
Le halal comme sujet d'une élection présidentielle? Sérieusement? En pleine crise économique?
Les partis traditionnels qui chassent sur les terres de ces baronies du populisme et de la promesse facile? C'est cela que l'on veut lire?



Quand à traiter ces électeurs de parias, ce qu'on nous met en garde de faire, pour ne pas les brusquer, ces pauvres petites choses frêles qui tentent de se protéger derrière les vigiles en noir ; ils le méritent.

Ce sont eux qui, en démissionnant de la vie politique quotidienne et en laissant faire les appareils politiques sans participer, perpétuent l'immobilisme et compliquent la solution par leur vote.



Il est urgent de former les jeunes et les moins jeunes. De ré-impliquer les gens en politique.
D'expliquer les enjeux. Sinon les 20% en france c'est demain qu'on les dépasse. Le civisme c'est une culture. Elle se travaille.

Il est urgent aussi que les partis se recentrent sur les gens.
Qu'il cessent de ratisser en un gloubi-boulga de raccourcis ineptes et, plutôt que de s'écouter, qu'ils écoutent la société civile.
Qu'ils se réforment également; ils ne sont plus que l'ombre des porte-étendards de nos combats passés! S'ils ne faisaient la sourde oreille l'électeur ne sentirait pas le besoin de crier aussi fort que Marine pour se faire entendre.
Parce que c'est en participant au débat démocratique que nous sortirons nos pays de l'ornière, pas en criant avec les pit-bulls.

Engagez-vous, exprimez votre ras-le-bol là où c'est productif, pas en votant pour des slogans faciles et des promesses utopistes.
Faites adapter les programmes, faites vivre les idées.
Faites changer les partis de l'intérieur. C'est aussi cela le jeu démocratique.


Car ce vote la, toi aussi il t'abat.


12 avril 2012

La douce légèreté d'être...

Vous connaissez ce moment où la voie qu'on a l'impression de tracer semble arriver à un tournant?

Les certitudes qui s'estompent? Ce qui nous paraissait si important qui s'affadit petit à petit et perd de sa brillance? L'idée en devient un voile qui recouvre le passé. Une fadeur. Une habitude dont on se souvient avec tendresse. Une douce nostalgie qui n'a plus que la saveur d'un parfum à peine imprégné.
L'oubli, poussière et miettes de bonheur évoquées et vite reléguées au rang des impossibilités.

On dit que nous choix conditionnent notre futur mais ils ont surtout marqué notre passé. Un détachement, une déception, un peu de recul, une autre lumière qui nous guide. Un nouvel éclairage et d'autres voies s'ouvrent à nous.

Celle de la tranquillité d'abord. L'agitation, ce compagnon du regret, qui s'estompe petit à petit.
Un point d'équilibre qui se profile. Comme un détenu qui se rend compte qu'on lui a enlevé ses chaînes. Sans qu'il sache depuis quand. Fait à leur présence il n'avait pas remarqué.
Comme le doigt qui cherche l'alliance en oubliant qu'elle n'est plus là depuis quelques années. Comme l'amputé qui sent toujours son pied disparu.

Le coeur est parfois ainsi fait. En immersion dans ce qu'il ressent il bat par habitude. La peur du vide aussi, la peur du manque. Le manque réel parfois. La présence réconfortante le soir sur l'oreiller quand on s'endort qui n'est plus là depuis si longtemps qu'on se dit qu'on ne dort pas si mal tout seul.

L'espoir enfin qui change de nature.
De celui de revivre le passé à celui de vivre le présent. Celui parfois de penser à plus tard.
Les projets communs qu'on laisse s'en aller car à quoi bon les porter seul. Le deuil qui s'est fait sans y prendre garde.
De nouveaux projets qui pointent le bout de leur nez.
L'enthousiasme enfantin de créer à nouveau.

Se jeter à corps perdu dans le futur non par dépit mais par envie. La spontanéité de recommencer à oser. Oser transgresser les codes que l'on s'impose; récupérer l'insouciance, se tromper n'a pas d'importance.
Goûter, croquer, rire, apprécier, se poser, partager, écouter. Et faire cela naturellement. Non comme un excipient, fini la thérapie, mais par goût.


Retrouver l'amour. Pas un en particulier mais celui d'être. Donner.
Avoir tout embrassé, tout abandonné, et tout reprendre sans rien en attendre. Repenser à Kierkegaard. Pas d'ironie, ni d'humour ou de désespoir.
Accepter, être en paix.


S'ouvrir enfin à nouveau. Secouer ces ailes qui s'empoussiéraient. Prendre les quelques pas de course qui nous font attraper le vent. Mettre le cap sur plus haut, juste pour voir. Parce qu'on sait qu'on en est capable ou parce qu'on veut le vérifier.
Faire des cap ou pas cap.
Faire des choses pour la première fois.

Vibrer. Sereinement, passionnément. Sans fard ni arrière pensée. Se saouler de tous ces possibles, l'ivresse des plaines vierges. Demain est vierge. Déflorons le de la plus belle manière en y mettant tous nos rêves, pour de vrai.

Vivons!


14 mars 2012

iPhone: 1 - Blackberry: Out

Après l'article politique engagé, l'article technologie dégagée.

Blackberry Torch (2011-2012) RIP 
Le point de départ c'est que 24 heures après, j'ai toujours du mal à accepter le fait d'avoir un iPhone.

Je suis un "Blackberry guy." Pas parce que je suis bêtement borné, mais plutôt par besoin.

Sur les 5-6 dernières années j'en ai eu 4.
J'ai eu plusieurs fois l'occasion de déployer des smartphones chez des clients dans mes projets et je revenais toujours au Blackberry.

Parce que j'écris beaucoup.
Et non seulement j'écris beaucoup mais dans un environnement professionnel ou les fautes d'orthographe passent assez mal.
Quand je dis beaucoup c'est beaucoup. Des mails d'une page A4 ou deux.

Dans plusieurs langues.

Et parce que je tape beaucoup de texte sur mon téléphone, le Blackberry était un must. Vraiment.

Ho certes, il est possible de taper aussi vite sur un iPhone mais le problème majeur reste la précision.
Sur un clavier non virtuel, une pression sur la touche "e" affiche un ... "e".

Sur un iPhone, même en mode horizontal, visez le "e" et vous aurez un "e" la plupart du temps.
Parce que pour le même prix vous aurez un "z". Ou un "r". Ou un "d". Voire un "s".

Et cette marge d'incertitude est extrêmement pénalisante quand on écrit beaucoup.

Apple en était sans doute consciente quand elle a ajouté la substitution automatique. Mais vous savez tous ce que ça donne. Ca donne un splendide blog : http://www.autocorrectfail.org/
J'y ai passé des heures à rire. Même des fakes.

C'est le même problème qui a mené Siri vers le consommateur. Mais, à mon sens, Siri est encore tout aussi bancal. Si vous n'avez jamais vu un pote tenter une démo et dire 20 fois la même commande, demandez une démo, ça vaut la peine.
Et du reste, on ne peut pas tout dicter. Confidentialité, vie privée, bruit... etc.

Et c'est au beau milieu de ce genre de considérations que l'écran de mon BB lache.
Il m'a fallu considérer son remplaçant.

Là l'évolution du paysage applicatif et la place du smartphone dans la société amènent un constat amer pour Blackberry.
Depuis que le torch est sorti, il y a bientôt deux ans, RIM n'a pas sorti d'évolution majeure pour rattraper son retard.
Ils n'ont pas non plus réussi à développer un AppStore digne de ce nom. Ils n'ont pas non plus voulu rationnaliser leurs gammes d'appareils en proposant par exemple des tailles d'écrans homogènes pour résoudre le cauchemar que vivent les développeurs d'application.

On attend toujours l'OS suivant, peut-être pour cette fin d'année.
A la place ils ont développé une tablette inutile.
Ils ont dit qu'être petits c'était bien.
Ils ont perdu presque tous les avantages qu'ils avaient. A part le clavier.

Sauf que le "London", flagship pressenti de la gamme Blackberry, n'aura plus de clavier.

Il leur reste juste leur splendide architecture serveur. La bête de course qui fait qu'avec Gmail ouvert sur Chrome et le BB sur la table, le mail est déjà arrivé sur le téléphone et pas l'ombre d'une notification sur l'ordi. Cette splendide infrastructure qui permet à une société de gérer tout un parc de mobiles à distance de manière sécurisée et professionnelle. (pour combien de temps est-ce encore une exclusivité?)

Sorry mais pour moi ça ne suffit plus.
Je ne peux me permettre de rester à la traîne d'utilisateurs nomades qui surfent d'amélioration en amélioration sur une plateforme devenue incontournable techniquement et socialement.

Alors au revoir BBM, au revoir les handlers entre applications qui étaient là bien avant ceux de l'iPhone, cette contextualisation des menus qui aidait à rendre disponible tout contenu dans toutes les applications, au revoir robustesse de la coque en plastique qui survivait aux chutes, et ce mélange de tactile et de souris optique qui était aussi à l'aise dans les longues listes à scroller que pour aller cliquer sur un mini lien. Et surtout, au revoir clavier chéri.

Tu vas me manquer.

Et à moi Instagram (toujours absent du BB vous lisez bien..), à moi Snapseed, Tweetbot, Coyote, Facetime et iMessage, à moi aussi un appareil photo largement supérieur, à moi les typos et les griffes sur l'écran.

Dites bonjour au fond d'écran Paul Smith de mon nouvel iPhone.
Et désolé à l'avance pour toutes ces photos pseudo artistiques qui vont arriver dans mes fils.

Deux mondes s'affrontent encore, j'apporte mon humble défaite personnelle aux pieds du Headquarter de RIM en Ontario, à ... Waterloo.

Prémonitoire? Je ne les sens pas gagner en tout cas...




08 mars 2012

Le droit de la femme à ne pas être un quota

En cette journée des droits de la femme, je voudrais proposer à ces dames (et demoiselles, ouf) de s'interroger avec moi sur leur combat.

Je suis de ceux qui sont fermement persuadés de l'égalité entre tous. Quelle que soit la couleur, quel que soit le sexe.
Je parle d'égalité de droits. Car, mais c'est un sentiment personnel, je trouve aussi la femme souvent bien supérieure à l'homme. Dans sa force, sa capacité émotionnelle, dans ses raisonnements, dans ses idées, dans ses valeurs.
Sans tomber dans la caricature, les hommes, souvent, c'est pas des mecs bien. Je vois encore parfois en l'homme une veulerie que tous ne combattent pas avec le même brio.

Je sais aussi que cette égalité que chacun mérite n'est pas garantie. La différence entraîne trop souvent un traitement différent, et les femmes ont payé et paient encore souvent un lourd tribut à la discrimination.

Alors je voudrais qu'on ne crée pas plus de discriminations qu'il n'en existe déjà.
Je voudrais couper la tête à ces idées de quotas...
Il faut agir, mais pas comme cela.
Ils sont à mon sens la pire idée qui puisse survenir sur le chemin de l'émancipation féminine.
Ils ne sont d'ailleurs pas voulus par toutes; lors du dernier vote en Belgique sur le sujet, 7 femmes participaient au vote, 4 se sont abstenues. 


Petit panda deviendra grand
Il y a d'abord ce côté infantilisant à considérer que les femmes ne sont pas capables de se défendre elles-mêmes et que tels les bébés pandas dans les zoos, on doit les maintenir dans un cocon propice à l'épanouissement de leurs frêles petites natures.
A leur place, je me battrais de toutes mes forces contre cette insulte à mes capacités.

Et puis, une fois le quota mis en place, quand l'enlève-t-on? Selon quels critères? 20 ans et on recommence? Sur base de résultats de sondages sur la place de la femme? Jamais? On dit à jamais que la femme ne saurait pas prendre la place de l'homme?

Quels chiffres?
Hors le côté heurtant du principe même de l'aveu de faiblesse, un quota n'est qu'une institutionnalisation de la discrimination.

Parlons de la parité par exemple. Autant d'hommes que de femmes dans les parlements ou les conseils d'administration.

Et pourquoi "autant". Il y a grosso modo 55% de femmes dans la société. Pourquoi pas ce chiffre? Ce serait plus juste non?
Mais cela a un côté pervers. Cela suppose qu'autant de femmes que d'hommes veulent accéder à au parlement et au conseil d'administration. Est-ce le cas? Quelqu'un à vérifié?

Si 70% des femmes veulent y accéder et seulement 20% des hommes, un quota 50/50 me semble particulièrement injuste. On va forcer des personnes non motivées et barrer la voie de personnes plus motivées?
Et on fait la même chose pour les métiers dits difficiles?

Pour quels rêves?
Car outre la beauté décollée de la réalité de ces moitiés égales, la question principale est celle des aspirations.

Les femmes viendraient de Vénus; on nous abreuve du récit de nos différences mais elles seraient en fait pareilles? Elles voudraient tout autant être réviseuses d'entreprise, CEO ou pompier?
Assiste-t-on à un rush sur les branches qui mènent à ces fonctions?
Elle ne choisiraient pas les voies qu'elle veulent?

Considérer que les aspirations sont égales et que 50% c'est équitable ne sont que deux autres formes d'arbitraire.

En pratique:
Prenons l'exemple d'un bastion masculin historique. Le secteur médical. Allez en fac de médecine. Trois quarts des étudiants sont des femmes.
Cela ne veut-il pas dire que les femmes d'aujourd'hui choisissent déjà leur profession selon leurs aspirations propres et non selon les critères machistes d'il y a 50 ans?
Certes en médecine il reste du travail, car bon nombre de chefs de service sont des hommes, et souvent peu enclins à accepter le changement mais la plupart des assistants sont des femmes; la relève des chefs de service se fait déjà en leur sein. Il suffit de regarder les dernières nominations de chef de clinique au CHU de Liège pour s'en rendre compte. (source: CHUchotement)

Un autre exemple vécu: la politique.
Pour avoir participé à la création d'une section locale d'un parti traditionnel je sais ceci: il faut se battre pour recruter des femmes. Cela les intéresse apparemment moins.

Et ce plafond de verre dans les entreprise...
Les femmes qui veulent accéder aux fonctions dirigeantes sont barrées par les hommes...
On les rejette. Oui , moi aussi on m'a rejeté jusqu'ici.
Deux choses font accéder à ces fonctions: la compétence et le lobbying.
Les femmes ne sauraient pas avoir ces outils d'elles-mêmes?
Il y aurait un handicap du networking? Pas de Tables Rondes féminines? Pas de Femmes Actives en Réseau?
Elles ne seraient pas sur-représentées dans les métiers de la com; fonctions dirigeantes comprises?
La CEO d'HP, géant mondial informatique, ne serait pas Meg Whitman?
Evidemment que si.

Pour quel résultat?
Le risque le plus pernicieux de ces quotas est la qualité.
Si on choisit quelqu'un pour autre chose que ses compétences, nommément son genre, outre la profonde injustice vis à vis de la personne compétente écartée, il y aura des cas de nominés incompétents, qui ne pourront que jeter le discrédit sur leur cause et retarder la nécessaire évolution des mentalités.

Ce serait une ironie cruelle que de rendre la femme responsable d'une méfiance croissante quand à son rôle dans la société.
Et si c'est précisément comme cela que ça marche quand une femme est écartée au profit d'un homme, le quota ne ferait donc que renverser l'injustice.

Le combat féministe est certes un combat usant, de longue haleine et c'est bien de la faute de l'homme et de sa résistance au changement si on n'en est pas plus loin dans ce débat.

Mais le respect ne viendra jamais d'un quota.
Ni le nôtre, ni celui que vous aurez pour votre propre progression professionnelle.

Il faut permettre à chacun de s'épanouir selon ses aspirations, et dicter celles-ci par des lois me semble bien loin de l'idéal que nous devrions défendre.

Battez-vous, plein d'hommes croient en vous et vous soutiennent, j'en suis.

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Sur le même sujet je vous conseille l'excellent article de Yozzman sur le même sujet (en anglais): "Parity" on electoral lists.

23 février 2012

Le Kinder Surprise

Non vous n'êtes pas sur 

ICANHASCHEESEBURGER 

Je place néanmoins ici mon montage, pour la postérité. 


Mesdames et Messieurs, le Kinder Surprise: 



20 février 2012

La recette d'un bon premier ministre


Je vais céder à un moment d'humour facile.
On se demande parfois ce qui distingue un bon Premier Ministre d'un mauvais.

Un ami a retrouvé aujourd'hui LA recette et l'a postée sur facebook.

Chaque terme appliqué à nos politiciens a un écho qui dépasse la caricature...  "C'est tellement vrai".

Pour confectionner un bon premier ministre il faut :


"Un brin de coquetterie, une solide couche de parti-pris, trois larmes de crocodile, une cervelle de linotte, de la poudre de langue de vipère, un carat de rouerie, une poignée de colère, un doigt de tissu de mensonge, cousu de fil blanc, bien sûr, un boisseau de gourmandise, un quarteron de mauvaise foi, un dé d'inconscience, un trait d'orgueil, une pointe d'envie, un zeste de sensiblerie, une part de sottise et une part de ruse, beaucoup d'esprit volatil et beaucoup d'obstination, une chandelle brûlée par les deux bouts."


Mais oui, vous l'avez reconnue cette recette, c'est celle de ...

La Schtroumpfette :

Cette photo est une vraie photo, pas un montage - Photo © SudPresse

Toute ressemblance avec un Premier Ministre en exercice est purement intentionnelle.

19 janvier 2012

Une démocratie qui meurt

Il existe un pays où les droits de chacun ne sont plus garantis.

Vous allez me dire qu'il y en a beaucoup de pays comme celui la. Certes. Trop.
Mais ce pays est en Europe.

Je ne sais si vous allez le reconnaître.

Dans ce pays l'état confisque près de 60% de vos revenus pour financer des politiques soi-disant solidaires... Oui vous l'avez deviné, cet argent n'est ni redistribué au mieux, ni géré efficacement.
Bien sûr il y a des scandales, du gaspillage mais voilà.

Dans ce pays les agents du fisc peuvent désormais mener des perquisitions sans passer par un juge. Oui je sais c'est la porte ouverte à l'arbitraire. Mais des élus ont voté cette loi. 

Dans ce pays on crée des règles fiscales rétro-actives. La sécurité financière de votre ménage n'est donc pas assurée. Vous comptiez sur telle déductibilité pour une dépense de rénovation? Ha ben on la supprime. Vous avez accepté une voiture de société? Merci de donner 150€ de plus par mois à l'état.
Vous avez installé des panneaux solaires? Bonne chance.

Ce pays a aussi une vision bien particulière de la démocratie. D'année en année les mêmes politiciens occupent les mêmes postes. Vous votez pour tel parti? Via des clefs de répartition, des cases de tête, des apparentements, des suppléances, des désistements... le parti s'arrange.

Il faut dire que le scrutin y est proportionnel. Les quelques grands partis s'accordent donc entre eux en une sorte de cartel géant et se distribuent les sièges au prorata.
Leurs programmes sont alors combinés en un melting-pot infâme sans réelle cohérence, vision ni stratégie. Chacun tente juste de ménager un peu son électorat qui est malgré tout le grand perdant. On ne soigne pas un pays malade avec des mesurettes d'un peu de tout. Si l'image du cartel vous semble tirée par les cheveux, que sont les accords pré-électoraux sinon une entente entre partis pour s'approprier le résultat des élections?

Ces partis une fois au pouvoir noyautent alors les administrations et sociétés publiques, ainsi que les grandes sociétés privées dans lesquelles l'état garde une participation.
Bien entendu ces mandats sont souvent rétribués et ces salaires s'ajoutent au salaire déjà non négligeable d'élu du peuple. Elus du peuple qui gagnent ainsi souvent plus de dix fois le salaire moyen.

Et cela mène à un système mafieux où l'accès au logement social dépend de copinages. Où les marchés "publics" sont taillés sur mesure pour tel soumissionnaire.
Ho bien sûr de temps en temps un juge pince un des maladroits qui ne se cache pas assez bien. Les partis fustigent ces brebis galeuses qui ont commis le péché à l'insu du plein gré du parti. Des "parvenus" devenus infréquentables... jusqu'au scrutin suivant.

En économie quand on se rend compte de l'existence d'un cartel, d'une entente sur les prix ou les procédés de fabrication, on pénalise les coupables. On démantèle, on donne des amendes. Mais pas ici, c'est la "démocratie". Les gens ont voté. Et comme ceux qui en profitent sont ceux qui votent les lois...

Sans alternance les partis ne se contrôlent pas les uns les autres. Et ils ne laissent personne les contrôler.

Vous êtes étonnés? Vous vous demandez comment c'est possible? Ce n'est malheureusement pas tout.
Dans ce pays le droit de grève des uns prime sur le droit au travail des autres. Un juge l'a même confirmé récemment. Quelqu'un qui se met en grève en signe de protestation contre son employeur ou le gouvernement peut en plus t'empêcher légalement de gagner ta vie.

Dans ce pays le droit à l'éducation et à une formation est dévoyé de manière particulièrement vicieuse.
Pour officiellement "lutter contre l'échec" on nivelle les programmes par le bas. Et de fait il y a un peu moins d'échec. Que ceux qui sortent ne sachent plus écrire est un problème visiblement moins important que la statistique...

Ces études dont nous parlons n'amènent pas non plus à un emploi. Ho vous me direz que c'est normal; "C'est la crise". Mais les cinquante mille postes ouverts ne trouvent pas preneur parmi les trois cent mille chômeurs. Inadéquation de l'offre et de la demande... C'est bête.
On sait également qu'il faudrait plus d'entrepreneurs, que les gens créent leur emploi, que le moteur ce sont les PME, mais on forme des employés à la place. C'est ballot.

Je pourrais continuer longtemps dans ces exemples mais j'arrêterai sur celui-ci:
Dans ce pays, selon l'endroit où vous habitez, vous ne pouvez pas vous adresser au juge ou à l'administration dans votre langue, qui est pourtant une des trois langues nationales. Les minorités n'y sont pas protégées comme l'exige une directive européenne non encore ratifiée. Vous devez demander à un interprète de vous expliquer ce que vous dit le juge. Comme dans les films de Série B ou le héros est victime d'une procédure arbitraire. Nous avons une démocratie de série B.

Ce pays c'est un pays malade de son ex démocratie. Un pays qui meurt. Si si, il meurt. On en discerne les signes. Arbitraire, confiscation des biens et du pouvoir, détournement des règles, abus contre les personnes...

Une démocratie qui meurt c'est un pays où les habitants perdent leurs droits... comme en Belgique.



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Cet article a été publié dans la revue Contrepoints sous le titre "Aujourd'hui c'est la démocratie qui meurt.".
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